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L'énigme Dupont de Ligonnès
"Finalement, c'est quand même très cohérent et très plausible". Treize ans après la découverte des corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants sous la terrasse de leur maison, la sœur du principal suspect reste intimement persuadée qu'il n'est pas le meurtrier la "tuerie de Nantes", considérée comme l'une des grandes énigmes criminelles de ces dernières années.
Dans un livre intitulé "Xavier, mon frère présumé innocent" (Éditions Harper Collins), Christine Dupont de Ligonnès tente ainsi de contredire l'enquête, en s'appuyant sur le dossier qu'elle a épluché avec son mari pendant une décennie. "Il y a des éléments qui vont en sens inverse de la thèse officielle, et ces éléments ne sont repris par personne", explique-t-elle dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article, avançant notamment la piste d'une exfiltration par la police américaine. "La lettre de Xavier induit en fait, justement, (ce) scénario", assure-t-elle, en référence à un courrier reçu par plusieurs proches le 11 avril 2011, dix jours avant la découverte des corps, soulignant toutefois ne pas "prétendre pouvoir tout expliquer" du fait "d'éléments que nous ne connaissons pas".
Cette thèse, Christine Dupont de Ligonnès l'a aussi défendue sur le plateau de l'émission "Quelle époque !" samedi soir. "Dans cette lettre, Xavier me dit clairement qu'il est du renseignement depuis X années, chose que je ne peux pas vérifier mais qui me parle", a-t-elle indiqué face à Léa Salamé. "J’avais des interrogations sur certaines petites choses qui juraient. Que je ne m’expliquais pas. Il y a des éléments que je m’explique pas dans sa vie que cette lettre vient éclairer", a-t-elle encore précisé.
Alors que la justice française a déjà écarté la piste de l'exfiltration et que l'enquête a déjà prouvé que les corps retrouvés en 2011 étaient bien ceux de la femme et des enfants de son frère, Christine Dupont de Ligonnès pointe une "mise en scène", assurant que "des gens ont participé à ce scénario" de fuite. Et d'insister : "Je comprends bien qu’on trouve ça farfelu. C’est une hypothèse qui a été balayée. Mais les arguments qu’on m’oppose n’ont pas tant de poids que ça".
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Pour corroborer cette piste, la sœur du principal suspect avance également des calculs, faits avec son mari, concernant les corps enterrés sous la terrasse. Selon eux, il a fallu déplacer l'équivalent de 17 baignoires de terre, sans alerter les voisins, soit vingt heures de travail dans un espace exigu, preuve incontestable à leurs yeux que Xavier Dupont de Ligonnès a été aidé.
Le courrier sur lequel repose ce scénario d'exfiltration, comme tous les éléments connus de son agenda, comme lorsqu'il demande à l'un de ses fils Thomas, étudiant à Angers, de prendre le train pour revenir à Nantes le 5 avril 2011, ont été passés au peigne fin, sans permettre à ce jour d'expliquer le mobile des crimes. Les enquêteurs estiment qu'Agnès, Benoît, Anne et Arthur ont été tués dans le nuit du 3 au 4 avril, et Thomas probablement le 5 avril 2011.
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